Des obsèques discrètes. Ce vendredi 12 septembre, Marion Maréchal-Le Pen est arrivée avec sa fille, Olympe et sa mère, Yann, fille de Jean-Marie Le Pen, à l’église parisienne de Saint-Germain-des-Près pour assister aux obsèques de celui que les médias ont identifié comme son père biologique, Roger Auque. Michèle Alliot-Marie, députée européenne (UMP) et ancienne Garde des Sceaux, ainsi que l’ancien député UMP Jean-Pierre Grand étaient également présents.

Des journalistes, tels que Philippe Labro, Philippe Vandel ou Vincent Hervouët ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle leur confrère Jean-Louis Normandin, ancien otage au Liban, tout comme Roger Auque, lui a dédié le poème de Charles Baudelaire L’Albatros.

« Un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France »

Tous deux avaient été libérés en même temps, en novembre 1987. « Nous nous sommes connus dans le ventre d’une voiture un jour de 1987″, s’est-il souvenu. Durant la cérémonie, un autre de ses amis a résumé le parcours atypique de Roger Auque, « un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France ». Correspondant de guerre au Liban, il avait été enlevé par le Hezbollah en janvier 1987 alors qu’il sortait de son hôtel pour prendre un taxi.

Il avait été nommé en décembre 2009 ambassadeur de France en Erythrée, poste qu’il a occupé jusqu’en août 2012, quand il a dû être rapatrié en France en raison d’ennuis de santé. Sa nomination avait fait grincer des dents, ses détracteurs pointant son inexpérience. Né le 11 janvier 1956 à Roubaix (Nord) d’un père gaulliste et d’une mère communiste, il a été journaliste et grand reporter dans plusieurs médias (RTL, La Croix, Paris Match, Figaro Magazine, Radio-Canada…).